Monaco, six heures du matin. Pendant que les yachts dorment encore au port Hercule, une silhouette mince traverse la cour des écuries du Rocher, sa longue chevelure brune attachée en chignon strict. Charlotte Casiraghi a déjà chaussé ses bottes. Comme chaque matin depuis vingt ans.
Une routine forgée à Roc Agel
Tout commence à La Turbie, en surplomb de la Principauté. À Roc Agel, la ferme familiale chère à Caroline de Monaco, Charlotte enfourche son premier poney à quatre ans. Sa mère y voit un simple loisir. Pour elle, ce sera un refuge. Quand le palais s’agite, quand les flashs des paparazzi se massent au pied du Rocher, il y a toujours cette odeur de paille et de cuir qui calme tout.
« Le cheval m’a appris la patience que la vie publique ne m’autorisait pas », confiera-t-elle des années plus tard. À l’adolescence, elle abandonne le hunter pour le saut d’obstacles, plus exigeant, plus solitaire aussi.
Vingt ans de complicité avec un seul partenaire
Ceux qui connaissent Charlotte le savent : elle ne change pas de cheval comme on change de sac. Ses montures restent. Elles vieillissent avec elle, sont retirées dignement, jamais revendues. Cette fidélité tranche avec l’univers compétitif où les chevaux passent souvent de main en main au gré des résultats.
Sur les concours internationaux, on l’a longtemps vue avec Tame, hongre alezan acheté à dix-huit ans et qui l’a accompagnée jusqu’à ses propres trente ans. Aujourd’hui, c’est avec un nouveau partenaire qu’elle prépare ses sauts. Mais le ritual reste : pansage, longues marches, échanges murmurés avant chaque obstacle.
Gucci, le saut d’obstacles et un message
En 2009, la maison Gucci la nomme ambassadrice de son Master Tournament international, étape phare du circuit jumping. Le choix n’est pas marketing. Charlotte vient de remporter plusieurs Grands Prix régionaux. Elle parle technique, biomécanique, recherche cavaliere. Pendant que les magazines dissertent sur ses tenues, elle, dissertera sur les barres et les abords.
Ce détail change tout : aux yeux du monde équestre, elle n’est plus la princesse qui fait du cheval. Elle est une cavalière qui se trouve être princesse.
Le seul moment où elle n’est pas une princesse
Sur le dos d’un cheval, le titre s’efface. Plus de protocole, plus de protection rapprochée, plus de regards. Juste deux respirations qui se calent l’une sur l’autre dans le silence du manège. Voilà peut-être le vrai secret de Charlotte Casiraghi : ce moment volé chaque matin, avant que Monaco ne se réveille, où elle redevient simplement Charlotte.
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