Alimentation du Cheval
Rations, Compléments et Conseils
Besoins nutritionnels, rations type, fourrage, céréales, compléments minéraux, gestion des chevaux seniors et erreurs courantes : le guide complet de l'alimentation équine.

Sommaire de cet article
- Le système digestif du cheval : comprendre avant de nourrir
- Calculer la ration : UFC et MADC selon l'INRA
- Les différents types d'aliments
- Adapter l'alimentation au profil du cheval
- Les marques d'aliments recommandées
- Aliments interdits et plantes toxiques
- Alimentation saisonnière
- Prévenir les troubles digestifs
- FAQ alimentation cheval — 12 questions essentielles
Le cheval est un herbivore monogastrique qui passe naturellement 15 à 19 heures par jour à manger, en se déplaçant lentement et en ingérant fréquemment de petites quantités de fourrages. Cette physiologie unique impose des règles strictes pour son alimentation domestique.
Une alimentation mal adaptée peut entraîner coliques, ulcères gastriques, fourbure, troubles comportementaux : les conséquences sont parfois graves, voire fatales. Ce guide complet, basé sur les recommandations INRA 2011 et les pratiques de terrain de l'IFCE, vous donne toutes les clés pour nourrir correctement votre cheval.
Le système digestif du cheval : comprendre avant de nourrir
Un système conçu pour les fibres
Le cheval possède un petit estomac (8 à 15 litres) qui sécrète de l'acide en continu, contrairement aux ruminants. Cette particularité explique pourquoi les longs jeûnes provoquent des ulcères : sans nourriture pour neutraliser l'acide, la muqueuse gastrique s'attaque elle-même.
L'intestin grêle digère les sucres et les protéines. Le caecum et le côlon, énormes, hébergent une flore bactérienne qui fermente les fibres et produit la majorité de l'énergie disponible pour l'animal. Ce système exige un apport minimal de cellulose brute (15 à 17% de la ration).
Les besoins en eau
Les besoins hydriques d'un cheval sont de 20 à 80 litres par jour selon le poids, le climat, l'intensité du travail et le régime alimentaire. Un cheval au pré ingère beaucoup d'eau via l'herbe (80-85% d'eau). Au box avec foin sec, les besoins de boisson augmentent fortement.
Le rythme naturel d'ingestion
À l'état naturel, le cheval consomme fréquemment de petites quantités en se déplaçant lentement. Cette polyphagie est essentielle : elle maintient un transit digestif optimal, prévient les ulcères et limite l'ennui. Au box, on doit fractionner la ration en 3 repas minimum et privilégier les fourrages à volonté ou en filets ralentisseurs.
Un cheval ne doit jamais rester plus de 4 heures sans manger. Le foin doit constituer la base de la ration (60 à 100%). La quantité minimale est de 1 à 1,5% de matière sèche du poids vif.
La méthode INRA en bref : UFC et MADC
L'INRA a établi un système d'unités spécifiques au cheval pour quantifier précisément ses besoins. Deux indicateurs structurent toutes les rations équines : l'UFC (Unité Fourragère Cheval, énergie nette) et la MADC (Matières Azotées Digestibles Cheval, protéines digestibles).
Pour un cheval adulte au repos, compter 4,5 à 5,5 UFC par jour et 300 à 400 g de MADC. Les besoins varient selon 6 stades physiologiques (entretien, travail, gestation, lactation, croissance, senior) et selon le poids vif.
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Voir le calcul ration cheval →Les différents types d'aliments
Le fourrage : foin, herbe, ensilage
Le fourrage doit représenter au minimum 60% de la ration globale, idéalement 80%. Une ration 100% fourrages est même bénéfique pour la santé du cheval.
Le foin
Pour un cheval de 500 kg, comptez 7,5 à 12,5 kg de foin par jour (1,5% à 2,5% du poids vif). Un bon foin de prairie apporte 0,5 UFC et 60 g de MADC par kg brut. Mais récolté tard ou dans de mauvaises conditions, il peut chuter à 10-20 g de MADC/kg. Une analyse de fourrage en laboratoire est indispensable pour les écuries professionnelles.
- Foin de prairie naturelle : équilibré, base recommandée
- Foin de luzerne : riche en protéines, croissance musculaire
- Foin de fléole (timothy) : riche en fibres, parfait pour la digestion
- Foin de dactyle : appétent, bonne digestibilité
L'herbe au pâturage
L'herbe contient 80-85% d'eau et offre une forte digestibilité. Le pâturage permet aussi le mouvement, l'occupation, et la régulation du tube digestif. Attention : introduction progressive au printemps pour éviter la fourbure.
Les concentrés : céréales et granulés
Les concentrés (céréales, protéagineux, aliments composés) sont riches en énergie, protéines, minéraux et vitamines. Ils complètent les apports du fourrage. Mais attention aux excès : ils peuvent provoquer ulcères gastriques, acidose dans le gros intestin, colites, coliques et fourbures.
- Avoine : la céréale traditionnelle, riche en énergie, bien digérée
- Orge : référence des UFC (1 kg = 1 UFC), à donner concassée
- Maïs : très énergétique, à utiliser avec modération
- Granulés : aliments composés industriels, formulés pour des usages spécifiques (sport, repos, senior, naisseur)
- Floconnés : mélange de céréales aplaties, plus appétents que les granulés
Ne jamais donner plus de 2 kg d'orge ou équivalent par repas pour un cheval de 500 kg. Au-delà, l'amidon non digéré dans l'intestin grêle fermente dans le gros intestin et provoque des troubles graves.
Les compléments minéraux et vitaminés (CMV)
Les AMV (Aliments Minéraux Vitaminés) rééquilibrent la ration en minéraux, oligo-éléments et vitamines lorsqu'il y a un déficit. Important pour les chevaux nourris au foin seul ou aux céréales pures.
- Calcium et phosphore : rapport Ca/P doit être de 1,5 (jument lactante) à 2,0 (poulain en croissance)
- Magnésium : 0,2 à 0,3% de la ration
- Vitamine A : 25 000 à 50 000 UI/jour pour un cheval de 500 kg
- Vitamine D : 5 000 à 10 000 UI/jour
- Vitamine E : 500 à 800 UI/jour, antioxydant
- Pierre à sel : à disposition libre, indispensable
Les aliments spécifiques
- Aliments sans céréales : réduisent les pics glycémiques, indiqués pour ulcères, fourbure et certains tempéraments
- Aliments hyper-fibre : pulpe de betterave, son de blé, granulés de luzerne
- Aliments seniors : digestibles, enrichis en fibres et acides aminés essentiels
- Aliments starter : pour poulains en croissance
- Mash : bouillie chaude appétente, distribué après l'effort ou en hiver
Adapter l'alimentation au profil du cheval
Cheval à l'entretien
Cheval adulte au repos, ni en gestation, ni en lactation, ni en travail. Besoins minimaux : 4,1 UFC et 296 g de MADC/jour pour 500 kg. Une bonne herbe de pâturage ou un foin de qualité couvre généralement ces besoins sans concentré. Surveiller la prise de poids et la fourbure si excès d'herbe printanière.
Cheval de loisir (1h/jour, 4-5 jours/semaine)
Travail léger : 7,1 UFC/jour. Le foin reste majoritaire, complété par 1 à 2 kg de concentrés selon l'intensité. Granulés « loisir » ou floconnés à 0,9-1 UFC/kg suffisent.
Cheval de sport (CSO, dressage, complet)
Besoins accrus en énergie : 8 à 12 UFC/jour, 620 à 900 g MADC. Augmenter les concentrés (2 à 4 kg/jour) en respectant la règle des 2 kg max par repas. Maintenir un fourrage abondant pour la santé digestive. Hydratation et électrolytes après l'effort.
Règles d'alimentation autour du travail
- Ne pas faire travailler à jeun : distribuer 2 kg de fourrage avant si jeûne > 2 heures
- Concentrés au moins 4-5 heures avant un effort intense
- Fourrage avant le concentré pour favoriser la digestion
- Concentrés après l'exercice, une fois la respiration normale et le cheval sec
Poulain en croissance
Besoins très spécifiques en calcium, phosphore et lysine. Le rapport Ca/P optimal est de 2,0 pendant la croissance osseuse. Aliments starter spécialisés ou granulés « croissance » dès le sevrage. Surveiller la note d'état corporel régulièrement pour éviter la croissance excessive (cause d'ostéochondrose).
Jument gestante et allaitante
Les besoins augmentent fortement :
- Gestation 8-11ᵉ mois : + 30-50% des besoins d'entretien
- Lactation 1ᵉʳ mois : 8,5 UFC et 956 g MADC pour 500 kg (production de 15 kg de lait/jour)
- Apports en calcium : doublés en lactation
Cheval senior (> 18-20 ans)
Difficultés de mastication (dents usées), digestion ralentie, besoins en fibres digestibles accrus. Privilégier :
- Aliments seniors spécifiques, enrichis en huiles et acides aminés
- Foin de qualité tendre ou foin haché pour les chevaux édentés
- Granulés humidifiés en mash si difficultés de mastication
- Compléments articulaires (glucosamine, chondroïtine, MSM)
Les marques d'aliments recommandées
Saint Hippolyte
Qualité allemande
Ingrédients naturels, gamme complète selon âge et activité. Floconnés, granulés, mash, compléments. Engagement qualité reconnu.
Reverdy
Référence française
Spécialiste haute performance. Conseil personnalisé, formules sport-élite. Très utilisé en haute compétition CSO et dressage.
Lambey
Marque française historique
Gamme complète à prix accessible. Floconnés appétents, granulés équilibrés. Bon rapport qualité-prix pour le loisir.
Pavo
Innovation néerlandaise
Gamme premium néerlandaise. Spécialisation forte sur les pathologies (ulcères, fourbure, allergies). Aliments sans céréales en référence.
Cavalor
Belgique, sport haut niveau
Choix des cavaliers de haut niveau international. Compléments sportifs reconnus. Formules très étudiées scientifiquement.
Gamm Vert / Distri Equins
Distribution grand public
Aliments complets et complémentaires. Granulés et floconnés. Bon rapport qualité-prix, large distribution territoriale.
Aliments interdits et plantes toxiques
Aliments humains à proscrire
De nombreux propriétaires donnent par habitude des aliments humains à leur cheval. C'est une erreur potentiellement grave.
Pain
Provoque ballonnements et coliques. Glucides simples qui déséquilibrent la flore. Sel et conservateurs néfastes. Favorise obésité, fourbure, troubles métaboliques.
Pommes de terre
Contient de la solanine toxique. Même cuites, elles restent dangereuses. Possibles troubles digestifs graves et neurologiques.
Tomates et aubergines
Mêmes risques que la pomme de terre (famille des Solanacées). Solanine présente surtout dans feuilles, tiges et fruits verts.
Choux et brocolis
Provoquent fermentations excessives et ballonnements. Risque de coliques sévères, particulièrement chez les chevaux sensibles.
Oignons et ail (en grandes quantités)
Contiennent des composés organosulfurés qui détruisent les globules rouges et provoquent une anémie hémolytique.
Chocolat, café, thé
Contiennent de la théobromine et caféine, hautement toxiques. Risque cardiaque grave. Détecté lors des contrôles antidopage.
Plantes toxiques à éliminer de l'environnement
Présentes dans les pâtures, haies ou jardins, ces plantes sont potentiellement mortelles :
- If (Taxus baccata) : extrêmement toxique. Quelques grammes suffisent à tuer un cheval. Mort en quelques heures.
- Laurier-cerise et laurier-rose : cyanure dans les feuilles. Toxicité aiguë.
- Digitale (Digitalis purpurea) : glycosides cardiaques. Troubles cardiaques graves.
- Séneçon de Jacob : alcaloïdes hépatotoxiques. Atteinte hépatique chronique cumulative.
- Érable sycomore (graines) : hypoglycine A, cause de la myopathie atypique (souvent mortelle).
- Glands et feuilles de chêne : tanins toxiques en grandes quantités.
- Sorgho et maïs verts : cyanure dans les jeunes pousses.
- Buis : alcaloïdes toxiques.
- Mélilot moisi : dicoumarol, anticoagulant. Hémorragies internes.
Que faire en cas d'ingestion accidentelle ?
- Contacter immédiatement votre vétérinaire (ou le centre antipoison vétérinaire : 02 40 68 77 40)
- Garder le cheval calme, ne pas tenter de le faire vomir (les chevaux ne vomissent pas)
- Surveiller : coliques, diarrhée, tremblements, comportement anormal, difficultés respiratoires
- Noter l'aliment ou la plante suspectée et la quantité ingérée
- Conserver un échantillon si possible pour identification
Alimentation saisonnière
| Saison | Fourrage | Concentrés | Hydratation | Points d'attention |
|---|---|---|---|---|
| Hiver | Augmenter de 20-30% | Maintenir | Eau tiède de préférence | Compenser le manque d'herbe, maintenir la température corporelle |
| Printemps | Transition progressive à l'herbe | Réduire progressivement | Bonne hydratation | Risque de fourbure, introduction lente de l'herbe (1h puis +1h/jour) |
| Été | Herbe + complément foin si sec | Adapter à l'activité | 40-80 L/j, électrolytes | Forte chaleur, ombre indispensable, brumisation au box |
| Automne | Transition vers le foin | Augmenter progressivement | Maintenir l'eau propre | Préparer la ration hivernale, vermifugation, attention aux glands |
Prévenir les troubles digestifs
Coliques : la première cause de mortalité équine
Les coliques sont des douleurs abdominales qui peuvent être bénignes ou nécessiter une chirurgie d'urgence (5 000 € minimum). Causes alimentaires fréquentes : changements brutaux d'aliment, excès de céréales, foin moisi, eau insuffisante, sable ingéré au pré, vers parasites.
Prévention
- Transitions alimentaires sur 10-15 jours minimum
- Fourrage avant concentré, jamais l'inverse
- Eau propre à volonté, surveiller la consommation
- Vermifugation raisonnée (selon coproscopie OPG et rotation WAAVP/IFCE)
- Suivi dentaire annuel pour bonne mastication
Ulcères gastriques : une pathologie sous-estimée
Selon les études, 60 à 80% des chevaux de sport souffrent d'ulcères gastriques. Les chevaux de loisir sont touchés à 30-60%. Causes : stress, jeûnes prolongés, excès de céréales, jeûne avant l'effort.
Prévention par l'alimentation
- Augmenter la fréquence des repas (minimum 3-4/jour)
- Foin de qualité en accès quasi-permanent
- Intégrer de la luzerne (effet tampon naturel sur l'acidité)
- Éviter les longs jeûnes (jamais > 4 heures)
- Limiter les céréales, privilégier les aliments hyper-fibre
- Distribuer 1-2 kg de foin avant le travail
Fourbure : l'urgence du printemps
Inflammation douloureuse du pied, souvent causée par un excès de glucides solubles (herbe printanière trop riche, excès de céréales). Profils à risques : poneys obèses, chevaux SME (syndrome métabolique équin), Cushing.
Prévention
- Introduction progressive de l'herbe au printemps (15 minutes puis +15 min/jour)
- Sortie tôt le matin (taux de sucre minimum)
- Limiter les pâturages en après-midi (taux de sucre maximum)
- Aliments sans céréales et faibles en amidon pour les profils à risques
FAQ alimentation cheval — 12 questions essentielles
Entre 7,5 et 12,5 kg de foin par jour, soit 1,5% à 2,5% du poids corporel en matière sèche. Un cheval à l'entretien se contente souvent de la fourchette basse, un cheval de sport approchera la fourchette haute. Utilisez une balance pour peser le foin et ajustez selon la note d'état corporel (notation de 1 à 5, optimum 3/5).
Formule simplifiée : 0,85 UFC par 100 kg de poids vif (entretien) + 1 UFC par heure de travail intense + 70 g de MADC par UFC. Pour un cheval de 500 kg de loisir (1h/jour) : 4,1 + 3 = 7,1 UFC/jour, soit environ 500 g de MADC. Vérifier ensuite que le rapport Ca/P est correct (1,5-2,0) et que les apports en minéraux et vitamines sont suffisants.
Oui, c'est même recommandé pour de nombreux profils : chevaux à risque de fourbure, ulcères, allergies, syndrome métabolique équin (SME), tempéraments nerveux. Les régimes sans céréales privilégient des sources d'énergie hyper-fibre (pulpe de betterave, son, luzerne) et des huiles. Marques de référence : Pavo, Cavalor SpeediBeet, Reverdy Reverdine. Avantages : meilleure digestion, moins de pics glycémiques, comportement plus calme.
Cinq règles essentielles : 1) Multiplier les repas (minimum 3, idéalement 4-5/jour). 2) Foin de qualité en accès quasi-permanent (ou filet à mailles fines). 3) Intégrer de la luzerne (effet tampon naturel sur l'acidité gastrique). 4) Limiter les céréales, privilégier les aliments hyper-fibre. 5) Distribuer 1-2 kg de foin avant le travail si jeûne > 2 heures. Eau propre toujours disponible.
Le pain provoque des ballonnements, coliques et déséquilibres de la flore intestinale. Sa richesse en glucides simples génère des fermentations excessives. Le sel et les conservateurs du pain commercial nuisent à la santé équine. Le pain favorise aussi l'obésité et la fourbure. Préférez les friandises spécifiques (carottes, pommes, friandises industrielles équines) en quantité limitée.
Un cheval boit 20 à 80 litres par jour selon le poids, le climat, l'intensité du travail et le régime alimentaire. Au pâturage, il ingère beaucoup d'eau via l'herbe (80-85% d'eau). Au box avec foin sec, les besoins de boisson augmentent. Eau toujours propre, fraîche et accessible : c'est le premier facteur de santé digestive. Contrôler les abreuvoirs quotidiennement.
Toujours sur 10 à 15 jours minimum. Méthode progressive : jours 1-3 (75% ancien + 25% nouveau), jours 4-6 (50/50), jours 7-9 (25/75), jours 10+ (100% nouveau). Cette transition concerne aussi les changements de foin (pas seulement les concentrés). Une transition brutale peut provoquer des coliques, diarrhées, ulcères. En cas de transition vers un aliment sans céréales, augmenter la durée à 15-20 jours.
Première étape : contrôle dentaire complet par un vétérinaire ou dentiste équin (les dents s'usent et peuvent créer des pointes douloureuses). Ensuite : aliments seniors spécifiques (Pavo Cushion, Reverdy Senior, Saint Hippolyte Senior), foin haché ou foin de regain plus tendre, granulés humidifiés en mash, fractionnement des repas en 4-5 prises/jour. Ajouter compléments articulaires (glucosamine, MSM) et huile (lin, colza) pour augmenter l'apport calorique sans volume.
Oui, indispensable. Le cheval a besoin de 25 à 50 g de sel/jour selon l'activité (jusqu'à 100 g par fortes chaleurs). La pierre à sel doit être en accès libre, dans le box et au pré. Préférez les pierres à sel naturelles (sel de l'Himalaya) ou les pierres minéralisées avec oligo-éléments. En cas de transpiration intense (été, sport), compléter avec des électrolytes (sodium, potassium, magnésium).
La règle absolue : jamais plus de 2 kg par repas pour un cheval de 500 kg. Au-delà, l'amidon non digéré dans l'intestin grêle fermente dans le gros intestin et provoque des troubles graves. Pour les rations > 4 kg/jour, fractionner en 3-4 repas. Préférer toujours des granulés à 0,9-1 UFC/kg plutôt que des aliments très concentrés. Le fourrage doit toujours rester majoritaire (60-80% de la ration totale).
En haut de gamme : Reverdy (sport élite français), Cavalor (sport haut niveau international), Pavo (innovation pathologies), Saint Hippolyte (qualité allemande). En milieu de gamme accessible : Lambey (loisir), Distri Equins (Gamm Vert). Choix selon le profil : pour le sport élite, Reverdy ou Cavalor. Pour les pathologies (ulcères, fourbure), Pavo. Pour le loisir, Lambey ou Saint Hippolyte. Toujours analyser composition, valeurs UFC/MADC et certifications.
Les plus dangereuses : If (mortel en quelques heures), Laurier-cerise et laurier-rose (cyanure), Digitale (troubles cardiaques), Séneçon de Jacob (toxique chronique pour le foie), Érable sycomore (graines causent la myopathie atypique, souvent mortelle). Glands et feuilles de chêne en grande quantité, Buis, Mélilot moisi. Inspectez régulièrement vos pâtures, identifiez les plantes inconnues, taillez les haies. En cas de doute, consultez un vétérinaire ou l'IFCE.