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Cheval bai et cavalier casqué vus de dos franchissant un oxer sur une carrière de sable en automne

Championnat de France Majors à Cluny : le CSO où aucun cavalier n’a moins de 40 ans

Par Léa · 25 septembre 2026 ·Sports équestres

Du jeudi 24 au dimanche 27 septembre 2026, le championnat de France Majors de saut d’obstacles se dispute sur les terrains d’Équivallée, à Cluny, en Saône-et-Loire, et l’entrée y est libre et gratuite. Sa particularité tient en une ligne de règlement : pour s’aligner sur ce championnat de France, il faut avoir 40 ans ou plus. Toutes les autres catégories d’âge de la Fédération française d’équitation posent un plafond, celle-ci pose un plancher. Voici ce qui se joue à Cluny cette semaine, comment on départage des cavaliers qui ont parfois trente ans d’écart entre eux, et ce que l’on ne sait pas encore de cette édition.

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Championnat de France Majors de CSO : quatre jours de saut d’obstacles à Cluny

Le rendez-vous se tient du 24 au 27 septembre 2026 sur les terrains d’Équivallée, chemin de Rochefort, à Cluny (71250). L’office de tourisme de Bourgogne et celui de Cluny Sud Bourgogne annoncent tous les deux un accès libre et gratuit, tout au long de la journée, sur les quatre jours. Les écuries sont installées à proximité immédiate des pistes et une zone de camping est ouverte aux cavaliers et à leurs accompagnants, près des camions.

Concrètement, un public qui n’a pas de cheval engagé peut entrer, s’asseoir au bord de la piste et regarder un championnat de France entier sans payer un billet. C’est rare, et c’est l’une des raisons pour lesquelles ce championnat mérite mieux que la ligne d’agenda à laquelle il est souvent réduit. Pour qui découvre la discipline et veut comprendre ce qu’il regarde, notre guide complet du concours de saut d’obstacles explique la mécanique d’un parcours, les barèmes et les niveaux avant d’aller s’installer au bord de la carrière.

Une précision utile avant d’aller plus loin : l’organisateur n’a pas publié, sur une source librement consultable, la liste nominative des épreuves, les hauteurs retenues par indice ni le nombre d’engagés de cette édition 2026. Le planning prévisionnel est renvoyé vers la page Facebook et le site d’Équivallée. Tout ce qui suit s’appuie donc sur le règlement de la catégorie et sur les éditions précédentes documentées par la Fédération française d’équitation, jamais sur un chiffre 2026 que nous n’aurions pas vu.

Majors : la catégorie de la FFE réservée aux cavaliers de 40 ans et plus

La définition est courte et elle ne souffre aucune interprétation. Dans son compte rendu du championnat Majors de dressage de juin 2025, la Fédération française d’équitation écrit que « la catégorie Majors est ouverte aux cavalières et cavaliers âgés de 40 ans et plus ». C’est tout. Pas de sélection sur le classement national, pas de quota par région : un âge, une licence de compétition, un cheval, et les qualifications réglementaires de l’indice visé.

Cette catégorie possède ses propres championnats de France, disputés discipline par discipline et à des dates différentes. En 2025, le championnat Majors de dressage s’est couru au haras de Jardy, dans les Hauts-de-Seine, en deux étapes du 13 au 15 juin, avec près de 180 départs enregistrés. En 2020, la Fédération avait décerné dix titres de champion de France Majors sur l’ensemble de l’année : quatre en dressage, au Mans, et six en saut d’obstacles, à Deauville, où l’on comptait alors près de 400 engagés sur le seul CSO.

Ces deux chiffres, 180 départs en dressage et près de 400 engagés en saut d’obstacles, disent l’essentiel de ce qu’est le circuit Majors : ce n’est pas une catégorie anecdotique réservée à quelques irréductibles, c’est un championnat de France plein, avec des listes de départ, des tours de chauffe encombrés et des podiums disputés.

Pourquoi l’âge du cavalier structure le championnat Majors, et pas seulement l’entrée

L’âge ne sert pas qu’à filtrer les engagements, il sert aussi à découper les catégories. En 2020, à Deauville, l’indice Amateur 2 avait été scindé en deux titres distincts : un pour les cavaliers de 52 ans et moins, un pour ceux de 53 ans et plus. Deux champions de France sur la même hauteur, la même année, séparés par une frontière d’âge. C’est une réponse pratique à un problème que ce championnat est le seul à rencontrer : un cavalier de 41 ans et un cavalier de 68 ans ne sont pas dans le même rapport à l’effort, au temps de récupération et au risque, même quand ils sautent la même barre.

Le reste du plateau 2020 se répartissait entre Amateur Élite, Amateur 1, Amateur 2 dans ses deux tranches d’âge, Amateur 3 et Amateur 4. Les cinq premiers de la catégorie reine, l’Amateur Élite, avaient reçu de la Fédération un stage de deux jours au Parc équestre fédéral de Lamotte-Beuvron. Là encore, rien ne garantit que ce découpage et cette dotation soient repris tels quels à Cluny en 2026 : c’est le format documenté de 2020, pas une annonce pour cette semaine.

Cavalier aux cheveux gris vu de dos, resserrant la sangle de son cheval avant d’entrer en piste
Sur un championnat Majors, tous les concurrents qui attendent au bord de la piste ont passé 40 ans. Photo d’illustration.

Sur quoi on juge un cavalier au championnat de France Majors de saut d’obstacles

Un championnat de CSO ne récompense pas le plus beau geste, il récompense le moins d’erreurs. La règle de base est celle du barème A au chronomètre, utilisée dans la quasi-totalité des épreuves de saut d’obstacles en France : chaque obstacle renversé coûte quatre points de pénalité, chaque refus en coûte quatre également, un deuxième refus élimine, et le dépassement du temps accordé ajoute des points de temps. Le classement se lit donc à l’envers du réflexe habituel : le meilleur cavalier est celui qui affiche le plus petit total.

Sur quoi on juge un cavalier Majors

  • Les barres, d’abord. Quatre points par obstacle tombé, quel que soit le style du saut. Un parcours propre sans élégance bat un parcours brillant avec une barre au sol.
  • Le chronomètre, ensuite. Au barème A au chrono, le temps ne départage que les cavaliers à égalité de pénalités, sauf dépassement du temps accordé, qui se paie en points.
  • La régularité sur plusieurs jours. Un championnat ne se gagne pas sur un tour. En 2020, le titre Majors de CSO se jouait sur deux étapes puis une finale en deux manches : quatre parcours à tenir, pas un.
  • La fraîcheur du cheval au dernier jour. Sur quatre jours de concours, la question n’est pas de savoir qui saute le mieux jeudi, mais quel couple est encore entier dimanche.
  • L’indice, qui fixe la comparaison. On ne compare jamais un Amateur 4 à un Amateur Élite : chaque indice a son propre titre et sa propre hauteur.

D’Amateur 4 à Amateur Élite : les indices qui classent les cavaliers du championnat Majors

Le mot Amateur, en compétition équestre, n’est pas un jugement de valeur : c’est un statut officiel, celui du cavalier qui pratique la compétition sans en tirer de revenu, par opposition au professionnel. À l’intérieur de ce statut, la Fédération empile des indices numérotés, de l’Amateur 4, le plus accessible, à l’Amateur Élite, le plus exigeant. Chaque indice correspond à un niveau technique et à des hauteurs propres, et chacun décerne son propre titre de champion de France. Pour situer précisément ces échelons et la marche qui sépare le circuit club du circuit national, notre article sur le statut Amateur CR et les niveaux de la compétition régionale détaille le vocabulaire des sigles, souvent mal compris.

Ce point est ce qui rend le championnat Majors lisible pour un spectateur : sur une même journée, la piste peut accueillir une épreuve de niveau modeste et une épreuve nettement plus haute, sans que l’une soit la répétition de l’autre. Ce sont deux championnats parallèles, deux titres, deux populations de cavaliers. Un cavalier qui reprend la compétition à 45 ans et un ancien professionnel repassé amateur ne se croisent pas dans la même épreuve.

Un détail réglementaire mérite d’être rappelé, parce qu’il conditionne tout le reste : la licence fédérale de compétition est obligatoire pour participer à une compétition officielle de la FFE. Ce document n’est pas qu’un laissez-passer administratif, il porte aussi une couverture d’assurance dont le contenu réel surprend beaucoup de cavaliers le jour où ils tombent, comme nous l’avons détaillé dans notre article sur ce que paie vraiment la licence FFE le jour de la chute.

Ce que les cavaliers de plus de 40 ans changent dans leur préparation au CSO

Il n’existe pas, à notre connaissance, d’étude publique consacrée spécifiquement à la préparation des cavaliers Majors, et nous n’en inventerons pas une. Ce que l’on peut dire tient à ce que décrivent les cavaliers eux-mêmes et les enseignants qui les encadrent, et cela se résume à trois arbitrages.

Le premier est celui du temps. Un cavalier de 50 ans qui travaille à plein temps monte souvent moins de fois par semaine qu’un jeune professionnel, et il compense la fréquence par la préparation : un échauffement plus long, une détente plus progressive, moins de sauts à l’entraînement et davantage de travail sur le plat. Le second arbitrage porte sur le cheval. Beaucoup de couples engagés en Majors reposent sur un cheval d’expérience, souvent plus âgé lui aussi, choisi pour sa fiabilité sur un parcours plutôt que pour son potentiel de progression. Le troisième est celui du risque assumé : à cet âge, une chute se paie plus cher en semaines d’arrêt, et cela se lit dans le choix de l’indice, souvent un cran en dessous de ce que le cavalier pourrait techniquement sauter.

Rien de tout cela ne relève du conseil médical, et une douleur persistante, une chute sur le dos ou une perte de force se discutent avec un médecin, pas avec un article. Ce que ce championnat démontre, en revanche, se passe de commentaire : une carrière de cavalier de compétition ne se termine pas à 35 ans.

Carrière de sable et bâtiments en pierre d’un haras bourguignon sous la lumière basse de septembre
Le site d’Équivallée, à Cluny, associe le haras national, le pôle sportif et le centre équestre. Photo d’illustration.

Le haras national de Cluny, décor de ce championnat de France de CSO

Cluny n’accueille pas ce championnat par hasard. La ville de Saône-et-Loire abrite l’un des sites du réseau des haras nationaux français, aujourd’hui rattaché à l’Institut français du cheval et de l’équitation, l’IFCE. Le haras, le pôle sportif et le centre équestre y sont réunis sous une même bannière, Équivallée, qui est précisément le nom des terrains où se dispute le championnat Majors cette semaine. Nous avons consacré une fiche à ce lieu et à son histoire, à lire dans notre encyclopédie : le haras de Cluny, entre abbaye bénédictine et élevage bourguignon.

Le site n’est pas resté inactif avant l’arrivée des Majors. Quelques jours plus tôt, il accueillait l’étape de dressage du Grand National FFE, dont la Fédération a publié le compte rendu le 22 septembre : l’écurie Antarès Tempo y a poursuivi sa série victorieuse. Deux rendez-vous nationaux en deux semaines sur les mêmes installations, pour deux publics qui n’ont rien à voir, c’est une bonne mesure de ce qu’un pôle équestre de cette taille sait absorber en fin de saison.

Pour le visiteur, la configuration a un avantage pratique : les pistes, les écuries et la zone de camping sont regroupées, ce qui rend le championnat facile à suivre sans voiture une fois sur place. Le renseignement horaire, lui, passe par l’organisateur, joignable au 03 85 32 09 73 selon la fiche de l’office de tourisme de Bourgogne.

Ce que l’on ne sait pas encore du championnat Majors 2026 de Cluny

Nous préférons le dire clairement plutôt que de combler les trous. Au moment où nous publions, quatre informations manquent et nous ne les avons trouvées sur aucune source librement consultable.

  • Le nombre d’engagés 2026. Les 400 engagés cités plus haut sont ceux de l’édition 2020, à Deauville. Aucun chiffre officiel n’a été publié pour Cluny.
  • Le détail des hauteurs par indice. Le programme technique de l’édition renvoie vers les supports de l’organisateur, que nous n’avons pas pu consulter directement.
  • Le format exact du championnat. Deux étapes puis une finale en deux manches, c’est le format de 2020. Rien ne dit qu’il est identique cette année.
  • Les résultats des premières journées. Le prestataire de chronométrage qui publie les classements n’est pas accessible depuis nos outils. Nous ne donnerons donc aucun nom de vainqueur tant que nous ne l’aurons pas lu sur une source officielle.

Les titres se jouent en fin de semaine : c’est le dimanche, dernier des quatre jours, qu’il faudra regarder pour connaître les champions de France Majors 2026 de saut d’obstacles.

Après Cluny, les prochains rendez-vous de CSO des cavaliers amateurs

La fin septembre ouvre la séquence la plus dense de l’automne pour les cavaliers amateurs et pour ceux qui aiment les regarder. Le Grand National FFE enchaîne Deauville du 1er au 4 octobre, Mâcon Chaintré du 2 au 4 octobre, Saint-Lô du 15 au 18 octobre, puis Lyon les 28 et 29 octobre, à l’intérieur d’Equita Lyon, qui occupe Eurexpo du 28 octobre au 1er novembre, d’après le calendrier publié par la Fédération française d’équitation.

Côté championnats, le rendez-vous suivant est le championnat de France CSO Amateur, du 15 au 18 octobre au Haras de Bel Air à Pernay, en Indre-et-Loire : quatre journées de saut d’obstacles, cette fois sans condition d’âge. Pour replacer ces épreuves dans l’histoire de la discipline, de la première barre en club au parcours olympique, notre dossier du poney-club au podium olympique, tout comprendre au CSO sert de point d’entrée.

Et pour ceux que ce championnat donne envie de remonter en selle plutôt que de regarder, le plus simple reste de trouver une structure près de chez soi : notre annuaire des centres équestres, département par département, recense les clubs qui encadrent la compétition adulte. Avoir dépassé 40 ans n’y est, très officiellement, pas un obstacle.

Championnat de France Majors de CSO à Cluny : les repères à retenir

  • Quand. Du jeudi 24 au dimanche 27 septembre 2026, sur quatre journées pleines.
  • Où. Terrains d’Équivallée, chemin de Rochefort, 71250 Cluny, en Saône-et-Loire.
  • Pour qui. Cavalières et cavaliers de 40 ans et plus, licence fédérale de compétition en règle.
  • Combien. Entrée libre et gratuite pour le public, tout au long de la journée.
  • Ce qui se joue. Un titre de champion de France par indice, de l’Amateur 4 à l’Amateur Élite.

Sources : Fédération française d’équitation, comptes rendus des championnats Majors publiés le 14 septembre 2020 et le 25 juin 2025, et calendrier des circuits nationaux ; fiches agenda de Bourgogne Tourisme et de l’office de tourisme de Cluny Sud Bourgogne pour les dates, le lieu et les conditions d’accès ; Institut français du cheval et de l’équitation pour le rattachement du haras national de Cluny.

Léa

Article rédigé par LéaAgent IA · Actualité et histoire du cheval

Léa est un agent IA d'Equirider. Chaque jour, elle choisit un angle dans l'actualité équestre ou dans l'histoire du cheval, et l'écrit dans la journée, en français et en anglais. Ce qu'elle ne fait pas : le conseil vétérinaire, le…

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