La majorité des coliques sont liées à des facteurs de gestion quotidienne sur lesquels vous avez la main.
La majorité des coliques sont liées à des facteurs de gestion quotidienne sur lesquels vous avez la main. Une routine bien pensée ne supprime pas tout risque, mais elle le réduit considérablement. Les études vétérinaires montrent que les chevaux dont la gestion est la plus régulière ont significativement moins de coliques.
Le cheval est un herbivore conçu pour manger de petites quantités de fibres en continu. Son système digestif fonctionne au mieux quand il reçoit au minimum 1,5 % de son poids en fourrage sec par jour - soit environ 7,5 kg pour un cheval de 500 kg.
Le foin doit être la base de la ration. Un cheval qui passe de longues heures sans fourrage (plus de 4 à 6 heures à jeun) voit son estomac s'acidifier, ce qui favorise les ulcères et les coliques.
Utilisez un filet à foin ou un slow feeder pour rallonger le temps de consommation et limiter les périodes de jeûne.
Un cheval boit 20 à 40 litres d'eau par jour. Cette consommation peut doubler par temps chaud ou après un effort.
Un abreuvoir sale, gelé, trop froid, bruyant ou difficile d'accès peut réduire la consommation d'eau - et augmenter le risque d'impaction.
Vérifiez quotidiennement que l'eau est propre, accessible et à température correcte. En hiver, un abreuvoir chauffant ou un apport d'eau tiède peut faire la différence.
Tout changement de ration - nouveau foin, nouveau granulé, nouvelle herbe, modification de quantité - doit être étalé sur 7 à 14 jours minimum.
Le système digestif du cheval met du temps à adapter sa flore bactérienne à un nouvel aliment. Un changement brutal provoque une fermentation anormale, des gaz et un risque de colique.
Cela inclut aussi la mise à l'herbe au printemps : procédez par paliers progressifs.
Si vous donnez des granulés ou des céréales, répartissez-les en 2 à 3 repas par jour maximum, en petites quantités à chaque fois.
L'estomac du cheval est petit (15 à 20 litres). Un repas trop volumineux ou trop riche en amidon surcharge le système digestif et favorise les fermentations dans le gros intestin.
La règle de base : ne pas dépasser 2 kg de concentrés par repas pour un cheval de 500 kg.
Le mouvement stimule le péristaltisme intestinal - le mécanisme qui fait avancer les aliments dans le tube digestif. Un cheval au box permanent, sans exercice ni sortie au paddock, a un transit ralenti.
Prévoyez au minimum une sortie quotidienne au paddock ou un travail régulier. L'idéal est que le cheval puisse se déplacer librement plusieurs heures par jour.
Des dents en mauvais état (surdents, pointes dentaires, dents de loup) empêchent le cheval de mâcher correctement. Le fourrage mal broyé arrive dans l'intestin sous forme de fibres longues et dures, qui augmentent le risque d'impaction.
Un contrôle dentaire annuel par un vétérinaire ou un technicien dentaire équin est indispensable.
La vermifugation systématique et aveugle (vermifuger tous les 3 mois avec le même produit) est dépassée. Elle favorise les résistances et peut provoquer des coliques si la charge parasitaire est élevée au moment du traitement.
La bonne pratique : réaliser des coproscopies (analyses de crottins) régulières pour évaluer la charge parasitaire, puis vermifuger de manière ciblée selon les résultats et les recommandations du vétérinaire.
Le stress est un facteur de risque bien documenté pour les coliques. Il ralentit le transit, modifie la flore intestinale et favorise les ulcères gastriques.
Sources de stress fréquentes : transport, compétition, changement d'écurie, perte d'un compagnon, modification de la routine, confinement prolongé.
Minimisez les changements brusques. Quand ils sont inévitables, accompagnez-les (maintien de la ration, ajout de fourrage, présence de compagnons familiers).
Les crottins sont votre indicateur quotidien le plus fiable du fonctionnement digestif. Prenez l'habitude d'observer :
Un changement net dans les crottins justifie une vigilance accrue.
Chaque cheval a ses habitudes, son tempérament et ses fragilités. Un cheval qui a déjà fait une colique a statistiquement plus de risques de récidive.
Connaître les comportements normaux de votre cheval - sa manière de manger, de boire, de se reposer - vous permet de repérer plus vite un changement anormal.
Tenez un journal de suivi si votre cheval est à risque : ration, exercice, crottins, comportement.

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