L'Abaga est un cheval de selle originaire de Chine, appartenant à la famille des équidés mongols mais s'en distinguant par des caractéristiques bien particulières. Sélectionné spécifiquement pour les performances en course, il présente une silhouette plus imposante et plus athlétique que ses cousins mongols traditionnels, avec une robe généralement noire très reconnaissable.
L'Abaga est un cheval de selle originaire de Chine, appartenant à la famille des équidés mongols mais s'en distinguant par des caractéristiques bien particulières. Sélectionné spécifiquement pour les performances en course, il présente une silhouette plus imposante et plus athlétique que ses cousins mongols traditionnels, avec une robe généralement noire très reconnaissable.
Sur le plan morphologique, l'Abaga se démarque par une taille supérieure à celle du cheval mongol classique, ce qui en fait un monture plus imposante et puissante. Cette différence de gabarit n'est pas une variation naturelle mais le résultat d'une sélection méthodique orientée vers la vitesse et les aptitudes de coureur. Son allure générale reflète cette vocation sportive : un cheval bâti pour l'endurance et la rapidité plutôt que pour la polyvalence.
Doté d'une constitution robuste héritée de ses ancêtres mongols, l'Abaga combine la rusticité caractéristique des chevaux asiatiques avec des capacités athlétiques accentuées. Il possède une excellente résistance aux conditions climatiques difficiles et une grande frugalité, tout en bénéficiant d'une meilleure vitesse de course par rapport aux autres variantes du cheval mongol.
Sur le plan du tempérament, peu de détails spécifiques sont documentés, mais l'héritage mongol suggère une grande robustesse psychologique et une aptitude naturelle à supporter les environnements exigeants. C'est un cheval de travail et de compétition, prisé pour les épreuves de course et les compétitions hippiques traditionnelles.
Actuellement, l'Abaga demeure une race rarissime, avec moins de quatre mille représentants identifiés au début des années 2010. Cette faible population pose des défis en termes de conservation et de développement génétique. Les éleveurs contemporains cherchent d'ailleurs à améliorer continuellement les performances de cette race en croisant les différentes souches de chevaux mongols, particulièrement dans le contexte des courses du Naadam, festival traditionnel majeur où ces équidés se mesurent les uns aux autres.
Le Abaga est generalement un cheval robuste, mais certaines predispositions meritent attention. Comme toute race, un suivi veterinaire regulier permet de prevenir les problemes courants. Les vaccinations, le vermifuge et le suivi dentaire constituent la base d'une bonne prevention.
7 a 10 kg de foin par jour, complete par 1 a 2 kg de granules selon l'activite.
Foin de prairie de bonne qualite. Eviter les exces de concentres.
Pierre a sel, complement mineral equilibre.
L'entretien du Abaga reste accessible a tout cavalier consciencieux. Un pansage regulier, un curage des pieds quotidien et un parage toutes les 6 a 8 semaines constituent le socle des soins. La robe doit etre brossee regulierement pour maintenir la sante de la peau et detecter d'eventuelles lesions.
Cote sante, le Abaga beneficie d'un suivi veterinaire classique : vaccinations, vermifuge adapte au mode de vie, et visite dentaire annuelle. Un exercice regulier et un acces quotidien au paddock sont recommandes pour son equilibre physique et mental.
L'histoire de l'Abaga reste partiellement enveloppée de mystère, tant cette race demeure peu connue comparée à d'autres lignées équines asiatiques. Ce qui est établi, c'est que ce cheval possède des racines anciennes, issu d'une longue tradition d'élevage et de sélection en Chine, mais n'a été formellement reconnu et caractérisé que très récemment : en 2009 seulement.
Cette reconnaissance tardive peut sembler surprenante pour une race dont l'existence remonte bien plus loin dans le temps. Elle illustre un phénomène plus général : pendant des décennies, les recherches équestres se sont concentrées prioritairement sur les races occidentales prestigieuses comme le Pur-sang ou le Quarter Horse américain. Les chevaux d'Asie centrale et orientale, bien qu'ancestraux et porteurs d'un patrimoine génétique riche, sont restés largement marginalisés dans les études scientifiques internationales.
Le véritable tournant pour l'Abaga a vu le jour avec une prise de conscience accrue concernant la diversité équine asiatique. Les chercheurs en génétique se sont progressivement intéressés à cette variante mongole distincte, notamment parce qu'elle représentait des caractéristiques d'intérêt pour les compétitions de course traditionnelles du Naadam, le festival culturel annuel où les courses de chevaux constituent un élément central depuis des siècles.
L'Abaga se distingue précisément par sa sélection ancienne tournée vers la performance en course, ce qui l'a graduellement séparé génétiquement du cheval mongol standard. Sa robe noire caractéristique et sa silhouette plus grande en deviennent les marques visuelles évidentes. Divers noms lui ont été attribués au fil des publications : « Black Abaga », « cheval noir de Sengseng » selon certaines sources, témoignant d'une nomenclature encore en cours de stabilisation.
Au moment du début des années 2010, l'effectif de la race s'était réduit à moins de quatre mille individus, plaçant l'Abaga parmi les équidés mondiaux les plus menacés en termes de population. Cette rareté a motivé des efforts de recherche pour préserver et améliorer la race, notamment en explorant les croisements stratégiques entre différentes souches mongoles. Depuis 2018, l'accent scientifique s'est concentré sur l'augmentation des vitesses de course, transformant l'Abaga en sujet d'étude prioritaire pour les généticiens chinois et asiatiques désireux de valoriser le patrimoine équestre régional.
Longtemps utilise comme cheval de travail, le Abaga a su gagner le coeur des cavaliers de loisir grace a son caractere agreable et sa polyvalence.