Traitement de la diarrhee chez le chevalrehydratation, anti-inflammatoires, antibiotiques
Le traitement de la diarrhee équine vise a rehydrater (perfusions), traiter la cause (antibiotiques, antiparasitaires, regime), protéger contre l'endotoxemie (polymyxine B, anti-inflammatoires), restaurer le microbiote.
Le traitement de la diarrhee équine repose sur 4 piliers : rehydratation (priorité absolue, IV en cas sévère), traitement etiologique (selon agent identifie), protection contre l'endotoxemie (polymyxine B, anti-inflammatoires), restauration du microbiote (probiotiques, prebiotiques). Cette page détaillé les options therapeutiques.
A RETENIR
A retenir. Le traitement de la diarrhee équine repose sur 4 piliers : 1) Rehydratation (IV en cas sévère, priorité absolue), 2) Traitement etiologique (selon agent identifie : antibiotiques cibles, antiparasitaires, arret medicaments), 3) Protection anti-endotoxique (polymyxine B, flunixine faible dose), 4) Restauration microbiote (probiotiques 1-3 mois). Cout total prise en charge sévère : 1000-3000 EUR avec hospitalisation. Pronostic depend de la rapidite d'intervention et de l'identification de la cause.
Pilier 1 : rehydratation
Mesure prioritaire : compenser les pertes massives en eau et electrolytes.
Rehydratation IV (cas sévères)
Indication : deshydratation > 6%, fievre, choc, refus de boire
Solutes : Ringer Lactate, polyionique, NaCl 0,9%
Volume : 40-80 ml/kg dans les premières heures, puis maintenance
Pose catheter jugulaire
Surveillance constantes (FC, TRC, miction)
Hospitalisation généralement
Rehydratation orale (cas legers a moderes)
Eau a disposition + electrolytes
Solutions buvables (Electrolyte solution, NAF)
Pates electrolytiques en seringue
Foin trempe / soupe
Pilier 2 : traitement etiologique
Antibiotiques (si infection bacterienne)
Salmonella : peu d'antibiotiques approuves chez cheval. Si sévère, oxytetracycline ou enrofloxacine
Clostridium : metronidazole oral ou IV
Lawsonia intracellularis : doxycycline ou oxytetracycline
Sélection sur antibiogramme idealement
Risque : aggraver microbiote
Antiparasitaires (si parasites)
Cyathostomes : moxidectine (effet larvicide) ou fenbendazole forte dose 5 jours
Strongyloides : ivermectine
Tenia : praziquantel
Vermifuges généralement bien toleres
Arret medicaments declencheurs (si origine medicamenteuse)
Arret AINS, antibiotiques en cours
Substitution si traitement indispensable
Generalement amélioration en 48-72h
Correction alimentaire (si origine nutritionnelle)
Retour ration anterieure si changement recent
Reduction cereales si exces
Foin de qualité
Transition très progressive
Pilier 3 : protection anti-endotoxinique
Dans les colites bacteriennes, l'endotoxemie aggrave le pronostic. Traitement specifique.
Polymyxine B
Anti-endotoxine specifique
Neutralise lipopolysaccharide (LPS) bacterien
Administration IV repetee (toutes 8-12h)
Reduction du risque de fourbure
Anti-inflammatoires non steroidiens
Flunixine meglumine a faible dose anti-endotoxique (0,25 mg/kg)
Effet anti-prostaglandines
Surveillance fonction renale
Ne pas surdoser (toxicite digestive)
Plasma hyperimmun
Plasma anti-endotoxine
Cas très sévères uniquement
Cher mais efficace
Pilier 4 : restauration microbiote
L'inflammation digestive perturbe le microbiote. Restauration aide la guerison.
Non, pas systematiquement. Antibiotiques uniquement si infection bacterienne identifiee (Salmonella, Clostridium sévères). Risque : aggraver le microbiote intestinal et favoriser surinfection a Clostridium difficile. Decision vétérinaire au cas par cas avec antibiogramme idealement.
Oui, en complément. Fixe les toxines bacteriennes et protégé la muqueuse digestive. Pas suffisant seul pour cas sévères. Cure de 5-10 jours généralement. Decaler de 2h des autres medicaments (le smectite peut bloquer leur absorption).
Variable selon cause. Diarrhee alimentaire : 24-72h après correction. Colite bacterienne sévère : 5-10 jours d'amélioration progressive. Diarrhee chronique (cyathostomes, IBD) : plusieurs semaines de traitement avant résultat. Patience nécessaire.
Oui, particulièrement post-traitement antibiotique ou après colite sévère. Saccharomyces cerevisiae documente efficace chez le cheval. Cures longues (1-3 mois) pour restauration microbiote durable. Investissement modere et benefique.
Oui, technique de plus en plus utilisee pour les colites refractaires. Apport de microbiote sain d'un cheval donneur (selectionne) par voie orale (sonde nasogastrique) ou rectale. Pratique en clinique vétérinaire de référence. Résultats prometteurs documentes.
Page rédigée par Jean-ThierryFondateur, direction de la publication
Fondateur d'Equirider, venu de la grande distribution puis du marketing et de la communication, entrepreneur depuis 25 ans. Il suit l'attelage de compétition et s'intéresse à la place du cheval de trait dans l'écosystème permaculturel. Il définit la ligne éditoriale…
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