Frank Capra reprend en 1950 sa propre Course de Broadway Bill de 1934, cette fois avec Bing Crosby et des chansons. Un homme renonce à un mariage avantageux et à un emploi dans l'entreprise de son futur beau-père pour entraîner un cheval qu'il croit capable de gagner. Le film mêle comédie musicale et récit d'hippodrome. Capra y réemploie des séquences de course tournées pour la version d'origine.
Le même film, seize ans plus tard
Capra est l'un des rares réalisateurs à avoir refait son propre film. L'intrigue, les personnages et jusqu'à certains dialogues sont repris de 1934.
Le changement principal tient à l'interprète. Bing Crosby, chanteur avant d'être acteur, transforme le ton : la comédie se fait plus légère, plusieurs numéros musicaux s'intercalent dans le récit.
Des plans de 1934 réutilisés
Les scènes de course les plus coûteuses proviennent du premier film. Le procédé était courant à Hollywood, où les studios conservaient des banques de plans d'action.
Un œil attentif repère le raccord : la pellicule, les tenues des jockeys et la coupe des tribunes ne datent pas de la même décennie. C'est un cas d'école pour qui s'intéresse à la fabrication des films hippiques.
Ce que le film garde du récit d'origine
La fin dramatique de 1934 est conservée, ce qui reste inhabituel pour une comédie musicale de cette période.
Le film s'inscrit dans une série de longs métrages américains où l'hippodrome sert de décor à une histoire de seconde chance : le cheval outsider y vaut moins pour ses performances que pour ce qu'il permet de racheter chez les humains qui l'entourent.




