Christian Duguay retrace en 2013 le parcours de Pierre Durand et de Jappeloup de Luze, champion olympique de saut d'obstacles à Séoul en 1988. Guillaume Canet, cavalier de concours dans sa jeunesse, joue Durand et signe le scénario. Le cheval, un selle français bai brun de 1,58 m, était jugé trop petit pour le haut niveau. Le film couvre dix ans, de l'abandon de la carrière d'avocat de Durand jusqu'à la médaille d'or.
Un cheval trop petit
Jappeloup mesurait environ 1,58 m au garrot, une taille faible pour un cheval de Grand Prix. Il compensait par une détente exceptionnelle et un caractère difficile. Le film insiste sur ce décalage entre le physique et les résultats, et sur les années où le couple a été jugé sans avenir.
La chute des Jeux de Los Angeles en 1984, où Durand tombe au premier obstacle du parcours individuel, occupe une place centrale. Elle sert de point bas avant la reconstruction.
Le père, l'entraîneur, le cavalier
Le récit est autant familial que sportif. Le père de Pierre Durand, joué par Daniel Auteuil, pousse son fils vers le droit puis finance le cheval. Marcel Rozier, entraîneur de l'équipe de France, remet le couple au travail après Los Angeles.
Cette structure explique la place du film dans le paysage équestre français : il parle d'un sport peu montré au cinéma en passant par une histoire de transmission.
Le tournage et la fidélité aux faits
Guillaume Canet monte lui-même dans la majorité des séquences à cheval, ce qui reste rare pour un rôle de cavalier de haut niveau. Plusieurs chevaux ont interprété Jappeloup, choisis pour leur ressemblance de robe et de gabarit.
Le film compresse la chronologie et romance certaines scènes, en particulier autour de la vie privée du cavalier. Le déroulé sportif, lui, suit les faits : l'échec de 1984, le titre européen de 1987, puis la finale olympique de Séoul le 27 septembre 1988, où Durand passe sans faute.




