Gary Ross adapte en 2003 l'enquête de Laura Hillenbrand sur Seabiscuit, un pur-sang américain devenu vedette pendant la Grande Dépression. Le cheval était petit, noueux, et considéré comme paresseux. Il devient l'attraction des hippodromes à la fin des années 1930. Tobey Maguire joue le jockey Red Pollard, Jeff Bridges le propriétaire Charles Howard, Chris Cooper l'entraîneur Tom Smith. Le film a reçu sept nominations aux Oscars.
Trois hommes cassés et un cheval refusé
Le récit tient sur une idée : chacun des protagonistes a déjà échoué. Howard a perdu un fils et une première fortune. Smith est un ancien cow-boy sans emploi à l'heure de l'automobile. Pollard, trop grand pour être jockey, est borgne d'un œil, un secret qu'il cache aux commissaires. Seabiscuit, lui, a été entraîné à perdre pour valoriser d'autres chevaux de son écurie.
Le film relie cette somme d'échecs à l'Amérique de 1938, où un cheval devient un motif d'espoir national relayé par la radio.
Le match contre War Admiral
Le sommet du film reconstitue le match du 1er novembre 1938 à Pimlico. Seabiscuit affronte War Admiral, vainqueur de la Triple Couronne, plus grand de dix centimètres et donné largement favori. Quarante millions d'Américains écoutent la course à la radio.
Seabiscuit prend la tête au départ, se laisse rejoindre dans la ligne d'en face, puis reprend l'avantage. Il gagne de quatre longueurs. La tactique, choisie par Smith, consistait à laisser l'adversaire venir à hauteur pour que le cheval se batte.
Le tournage
Dix chevaux ont interprété Seabiscuit. Les jockeys professionnels Gary Stevens et Chris McCarron montent dans le film, le premier tenant le rôle de George Woolf. Les courses ont été filmées avec des caméras embarquées à hauteur de sabot pour rendre la vitesse et la promiscuité du peloton.
Le film prend des libertés avec la chronologie, notamment sur les blessures de Pollard, mais respecte l'essentiel du palmarès du cheval.




