Alfred E. Green tourne en 1937 cette production MGM autour d'un jeune jockey et d'un cheval de course. Le film est resté dans l'histoire pour une raison extérieure à son intrigue : c'est la première fois que Mickey Rooney et Judy Garland apparaissent ensemble à l'écran. Le duo tournera neuf autres films par la suite. Judy Garland a quinze ans, deux ans avant Le Magicien d'Oz.
Un récit de jockey et de tentation
L'intrigue suit un jeune jockey talentueux à qui l'on demande de perdre volontairement une course. Le film aborde la corruption des courses par le biais d'un personnage adolescent, ce qui en atténue la charge sans la supprimer.
Le titre, que l'on peut traduire par les pur-sang ne pleurent pas, joue sur le double sens entre l'animal et le jeune homme qui doit tenir.
La première rencontre Rooney et Garland
La MGM cherchait à tester le duo. Le succès du film a lancé une série qui a duré jusqu'en 1948, avec notamment le cycle des Andy Hardy et Débuts à Broadway.
Judy Garland y chante une chanson, ce qui n'était pas prévu au scénario d'origine. Le studio a ajouté le numéro après avoir constaté la réaction du public lors des projections tests.
Le jockey au cinéma des années trente
Le film appartient à une vague de productions hippiques américaines de la fin des années trente, période où les courses attiraient des foules considérables et où la radio retransmettait les grandes épreuves.
Ces films partagent une structure : un cheval sous-estimé, un jockey jeune ou déchu, et une course finale qui règle une dette morale autant que financière.




