Publié en 1981, cet ouvrage de David McCullough retrace la jeunesse de Theodore Roosevelt, de l'enfance asthmatique dans une famille new-yorkaise fortunée jusqu'aux années formatrices passées dans le Dakota. Le livre a reçu le National Book Award en 1982. Le cheval y occupe une place centrale, comme instrument de la transformation physique et politique du futur président.
Un enfant malade devenu cavalier
Theodore Roosevelt souffre d'un asthme sévère qui manque de le tuer plusieurs fois. Son père l'engage à construire son corps par l'exercice, méthode brutale et efficace pour l'époque.
L'équitation fait partie de ce programme, avec la boxe et la randonnée. Elle deviendra une pratique quotidienne. McCullough montre comment cette discipline imposée à un enfant fragile a fabriqué le personnage public de l'homme d'action.
Les années du Dakota
Après la mort le même jour de sa femme et de sa mère en 1884, Roosevelt part s'installer dans les Badlands du Dakota comme éleveur de bétail.
Il y vit à cheval, participe aux rassemblements de troupeaux et se fait accepter par des cow-boys d'abord méfiants. Le rude hiver de 1886 et 1887 anéantit son cheptel et met fin à l'expérience, mais elle fournira la matière de son image politique ultérieure.
Les Rough Riders
En 1898, pendant la guerre hispano-américaine, Roosevelt lève un régiment de cavalerie volontaire recruté parmi les cow-boys, les chasseurs et les sportifs des universités de l'Est.
Le paradoxe est que le régiment a combattu à pied à Cuba, ses chevaux étant restés en Floride faute de tonnage disponible sur les navires. Cela n'a pas empêché la charge de la colline de San Juan de devenir la scène fondatrice de sa carrière nationale.




