Publié en 1935, ce roman de Ruth Plumly Thompson appartient au cycle d'Oz, poursuivi après la mort de son créateur Lyman Frank Baum. L'intrigue tourne autour d'un cheval noir capable d'exaucer les vœux grâce à deux colliers d'émeraudes. Thompson a écrit dix-neuf volumes de la série, soit plus que Baum lui-même.
Une série continuée par d'autres mains
Baum publie Le Magicien d'Oz en 1900 et treize suites jusqu'à sa mort en 1919. L'éditeur confie alors la série à Ruth Plumly Thompson, jeune journaliste de Philadelphie.
Elle en écrit un volume par an pendant deux décennies. Sa manière est plus rapide, plus portée sur le jeu de mots et les royaumes secondaires que celle de Baum. Les lecteurs de la série se partagent encore entre partisans des deux périodes.
Le cheval magique
Les chevaux d'Oz sont rarement ordinaires. Baum avait déjà inventé le Cheval de Bois animé par la poudre de vie, et le Cheval à Faim aux appétits inépuisables.
Thompson reprend le procédé avec un cheval dont les vœux se réalisent, ce qui fournit un moteur d'intrigue commode et une morale prévisible sur le danger de demander trop. Le motif du souhait mal formulé est un classique du conte, ici transposé dans un univers pour enfants.
Oz et le domaine public
Les premiers volumes du cycle sont tombés dans le domaine public aux États-Unis, ce qui explique la profusion d'adaptations et de suites non officielles.
Le statut des volumes de Thompson a longtemps été plus incertain, freinant leur réédition. C'est l'une des raisons pour lesquelles cette partie de la série reste mal connue hors du cercle des amateurs, malgré son poids réel dans l'histoire de la littérature enfantine américaine.




