Publié en 2008, ce livre du comédien britannique Harry Hill prolonge les aventures de Tim, cheval minuscule vivant dans une boîte d'allumettes. Le ton reste celui du premier volume : humour absurde, chapitres très courts, illustrations de l'auteur. Le titre joue sur une expression anglaise signifiant en liberté, appliquée à un animal de quelques millimètres.
La suite d'un pari
Le premier volume avait surpris par sa réussite : un humoriste de télévision qui écrit pour les enfants sans changer son registre.
Cette suite reprend les mêmes personnages, Tim et son amie l'abeille, et exploite les mêmes ressorts d'échelle. Elle ajoute quelques éléments de voyage, le petit cheval s'éloignant de son environnement immédiat, ce qui multiplie les occasions de catastrophe minuscule.
Une écriture d'humoriste
La structure du livre doit tout au stand-up : chaque chapitre est une vignette autonome construite sur une chute, sans arc narratif d'ensemble.
Ce format convient aux jeunes lecteurs, qui peuvent entrer n'importe où, mais il désarçonne ceux qui attendent une histoire. La critique britannique a salué le refus de la mièvrerie, tout en notant que l'humour reste très ancré dans une culture locale.
Le cheval en littérature enfantine
Le cheval est l'un des animaux les plus représentés dans les livres pour enfants, généralement dans un registre sérieux : le compagnon, l'apprentissage, la perte.
Harry Hill prend le contre-pied exact de cette tradition. Son cheval ne court pas, ne sauve personne et n'enseigne rien. Ce détournement suppose d'ailleurs que le lecteur connaisse les codes du genre, ce qui fait de ces livres une parodie autant qu'une lecture pour débutants.




