Cette œuvre de Gabrielle Hope représente des chevaux au bord d'un lac. L'artiste, née en 1916 et morte en 1962, appartient à la génération qui a introduit le modernisme dans la peinture néo-zélandaise. Elle travaillait surtout l'aquarelle et la gouache, techniques légères qui conviennent à un sujet saisi en extérieur.
Une carrière courte
Gabrielle Hope meurt à quarante-six ans, laissant une œuvre restreinte mais reconnue dans les collections publiques néo-zélandaises.
Elle appartient à un moment où les artistes du pays cherchent à sortir de l'imitation des paysagistes britanniques pour trouver une manière propre au lieu : lumière dure, reliefs abrupts, végétation particulière. Sa pratique de l'aquarelle, longtemps jugée mineure, participe de ce renouvellement.
Le cheval en Nouvelle-Zélande
Aucun équidé n'existait dans l'archipel avant l'arrivée des Européens. Les premiers chevaux y sont débarqués en 1814 par le missionnaire Samuel Marsden.
Ils sont ensuite devenus indispensables aux grandes exploitations d'élevage de l'île du Sud, où le rassemblement des moutons sur des reliefs sans routes se fait encore à cheval. Cette dépendance au terrain explique la place durable du cheval de travail dans un pays par ailleurs très mécanisé.
Les chevaux du Kaimanawa
La Nouvelle-Zélande abrite aussi une population de chevaux retournés à l'état sauvage, dans la chaîne du Kaimanawa au centre de l'île du Nord.
Descendants d'animaux échappés au XIXe siècle, ils sont protégés depuis 1981 mais font l'objet de captures régulières destinées à contenir leur nombre et à préserver la flore alpine du plateau. Leur statut illustre la difficulté à gérer une population équine libre dans un écosystème insulaire fragile.




