Créée en 1997, cette pièce autobiographique de l'Australienne Leah Purcell, écrite avec Scott Rankin, retrace son parcours de femme aborigène du Queensland. Le titre renvoie aux tentes de boxe des fêtes foraines itinérantes, où les combattants aborigènes affrontaient les spectateurs. L'œuvre a été jouée en Australie puis à Londres, avant de paraître en livre.
Les tentes de boxe
Les boxing tents étaient une attraction des foires rurales australiennes : un forain proposait de l'argent à qui tiendrait quelques rounds contre ses combattants professionnels.
Beaucoup de ces boxeurs étaient aborigènes, pour qui la tente représentait l'un des rares métiers accessibles offrant un revenu et une forme de statut. La troupe de Jimmy Sharman a tourné pendant des décennies avant que la pratique ne soit interdite dans la plupart des États dans les années 1970.
Un récit personnel et collectif
Leah Purcell est née à Murgon, dans le Queensland, dans une famille Goa, Gunggari et Wakka Wakka.
La pièce mêle son histoire familiale, la vie dans une petite ville rurale et l'expérience des politiques d'assimilation qui ont marqué plusieurs générations. Le format solo, avec chants et changements de registre, lui permet de porter plusieurs voix sans reconstitution.
Le cheval dans l'Australie rurale
L'univers évoqué est celui des stations d'élevage, où le travail du bétail se fait à cheval sur des surfaces immenses.
Les stockmen aborigènes y ont constitué l'essentiel de la main-d'œuvre pendant près d'un siècle, souvent sans salaire réel jusqu'aux décisions d'égalité de rémunération des années 1960. Cette contribution est longtemps restée hors des récits nationaux consacrés à l'élevage australien.




