Publié en 1990, ce roman de l'autrice canadienne Joyce Barkhouse suit un garçon de onze ans contraint de descendre à la mine de charbon du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, où il se lie à un poney de fond. Le livre a inspiré un film puis une série télévisée. Il documente une réalité industrielle longtemps oubliée : le travail des chevaux sous terre.
Les poneys de mine
Les galeries de charbon ont employé des chevaux et des poneys pendant plus d'un siècle pour tirer les berlines chargées jusqu'aux puits.
On choisissait des animaux petits et trapus, capables de passer sous des voûtes basses. En Grande-Bretagne, leur nombre a dépassé les soixante-dix mille au début du XXe siècle. Beaucoup passaient toute leur vie active sous terre, remontant rarement voire jamais à la surface.
Le Cap-Breton
L'île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, a vécu du charbon pendant plus d'un siècle, avec des galeries s'enfonçant sous l'Atlantique.
Le travail des enfants y était courant, comme dans toutes les régions minières. Un garçon de onze ans conduisant un poney dans une galerie n'a rien d'une invention romanesque : c'était un poste identifié, souvent le premier emploi d'un futur mineur.
La fin d'un usage
Les derniers poneys de mine britanniques ont cessé le travail en 1999, dans une mine du pays de Galles.
Leur disparition tient à la mécanisation des transports de fond plus qu'à un scrupule éthique, même si les campagnes de protection animale ont pesé dès la fin du XIXe siècle et imposé des règles sur les horaires et les soins. Le sujet reste sensible dans les régions minières, où ces animaux appartiennent à la mémoire collective au même titre que les hommes.




