**URL :** /maladie-de-cushing-cheval/complications/ **Title :** Complications du Cushing cheval : infections, parasites, diabète et signes neurologiques **KW :** complications Cushing cheval PPID
En détail
Le PPID affecte de multiples systèmes au-delà de la fourbure.
Immunodépression et infections : Le cortisol élevé supprime les réponses immunitaires cellulaire et humorale. Les conséquences : sinusites récurrentes, abcès de pied à répétition, dermatophilose persistante, conjonctivites, infections dentaires/parodontales, cicatrisation ralentie. Le programme vaccinal doit être rigoureusement maintenu, et toute infection traitée précocement et agressivement.
Parasitisme accru : Les défenses immunitaires affaiblies permettent aux parasites de proliférer même avec un programme de vermifugation standard. Coproscopies quantitatives (comptage d'œufs par gramme) tous les 3 mois. Vermifugation ciblée basée sur les résultats (pas de vermifugation systématique aveugle).
Diabète insulinorésistant : Dans les stades avancés, la résistance à l'insuline peut évoluer vers une hyperglycémie persistante (glycémie > 5,5 mmol/L à jeun). Le cheval peut présenter une polyurie-polydipsie marquée, un amaigrissement et une glucosurie. La gestion combine pergolide, régime strict, et parfois métformine.
Hypertriglycéridémie : Les triglycérides peuvent augmenter, particulièrement chez les poneys. L'hypertriglycéridémie sévère est une urgence métabolique (lipidose hépatique) qui nécessite une hospitalisation.
Signes neurologiques (rares) : Si l'adénome grossit significativement, il peut comprimer l'hypothalamus, le chiasma optique ou d'autres structures : narcolepsie (endormissement brutal), cécité, ataxie, convulsions. Ces signes sont tardifs et de pronostic sombre.
Problèmes dentaires : Le PPID favorise les infections dentaires et parodontales. Examen buccal annuel (au minimum) par un dentiste équin.
---
