**URL :** /maladie-de-cushing-cheval/symptomes/ **Title :** Symptômes Cushing cheval : les signes à reconnaître à chaque stade **KW :** symptômes Cushing cheval
Les signes précoces
Le retard de mue est généralement le tout premier signe. Au printemps, le cheval PPID conserve son poil d'hiver plus longtemps que ses congénères, parfois de plusieurs semaines. La mue peut être incomplète (plaques de poil long persistant sur les flancs, l'encolure, les membres) ou simplement retardée. C'est un signe facile à observer si on compare le cheval à ses voisins de pré.
La modification de la texture du poil précède souvent l'hirsutisme franc. Le poil devient plus grossier, plus épais, légèrement ondulé. Sur un cheval à poil normalement fin et lisse, ce changement est perceptible au toucher.
La sudation anormale prend deux formes opposées : certains chevaux transpirent excessivement au moindre effort ou même au repos (hyperhidrose), d'autres ne transpirent plus du tout alors qu'ils le devraient (anhidrose partielle). Les deux situations sont liées au dérèglement hormonal.
La fonte musculaire dorsale débute de façon insidieuse. La ligne du dos se creuse, la croupe s'aplatit, les apophyses épineuses des vertèbres deviennent visibles. En parallèle, le ventre peut s'arrondir (ventre pendulaire) par relâchement de la sangle abdominale. Cette redistribution de la masse , perte de muscle sur le dessus, relâchement ventral, dépôts graisseux localisés , est caractéristique.
Les infections à répétition sont un signe précoce souvent méconnu. Un abcès de pied qui revient, une dermite qui résiste aux traitements habituels, une sinusite traînante : ces infections récurrentes témoignent d'une immunodépression débutante.
Les signes avancés
L'hirsutisme est le signe cardinal. Le cheval développe un poil anormalement long, dense, parfois bouclé, qui ne mue pas ou très incomplètement. Dans les cas sévères, le poil peut atteindre 10 à 15 cm de long, y compris en été. C'est le signe le plus spécifique du PPID , aucune autre maladie équine ne le provoque.
La redistribution des graisses devient évidente. Les dépôts graisseux apparaissent au-dessus des orbites (regard "bouffi"), en crête d'encolure, à la base de la queue, au niveau du fourreau (chez le mâle) ou de la mamelle (chez la femelle). Cette adiposité régionale coexiste avec la fonte musculaire dorsale, créant une silhouette très caractéristique.
La polyurie-polydipsie (boire beaucoup, uriner beaucoup) apparaît dans les stades modérés à avancés. La litière est anormalement humide, les abreuvoirs se vident plus vite. Le mécanisme est lié à l'effet du cortisol sur le métabolisme de l'eau et du glucose.
La léthargie est décrite par les propriétaires comme un cheval "qui n'est plus le même", moins réactif, moins curieux, moins actif au pré. Le cheval semble vieillir plus vite que ses congénères du même âge.
La fourbure survient comme complication chez environ 50% des chevaux PPID non traités. Elle peut être le signe révélateur de la maladie , un premier épisode de fourbure chez un cheval de plus de 10 ans doit toujours faire doser l'ACTH.
Diagnostic différentiel
Tous les chevaux à poil long n'ont pas le PPID. Les races naturellement à poil long ou dense (poneys, cobs, trait) peuvent être plus difficiles à évaluer. Le critère n'est pas la longueur absolue du poil mais le changement par rapport à la norme de l'individu et l'incapacité à muer normalement.
Un cheval qui a toujours eu un poil dense mais qui mue normalement chaque printemps n'est probablement pas PPID. Un cheval qui muait bien jusqu'à il y a 2 ans et qui maintenant garde du poil en été est suspect.
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