
Portes ouvertes des clubs du 5 au 13 septembre : ce qu’il faut voir avant d’inscrire son enfant
Du samedi 5 au dimanche 13 septembre 2026, pendant neuf jours, des centaines de clubs et de poney-clubs français ouvrent leurs portes au public. C’est l’opération Journées du cheval, portée par la Fédération française d’équitation, et son slogan de cette année tient en une question : « Et si la rentrée était l’occasion de vivre une nouvelle aventure ? »
Pour une famille qui hésite, c’est la seule fenêtre de l’année où l’on peut entrer dans plusieurs écuries en quelques jours, regarder les chevaux de près, parler à l’enseignant et repartir sans avoir rien signé. Encore faut-il savoir ce que l’on est venu voir. Une carrière refaite à neuf et un club-house avec une machine à café ne disent rien de la qualité de l’enseignement. L’état des poneys, le nombre de cavaliers par reprise et la façon dont on vous répond quand vous demandez le prix réel de l’année en disent beaucoup plus.
Voici ce que contient précisément l’opération, et les huit points que l’on peut vérifier soi-même en une seule visite, sans rien connaître aux chevaux.
Neuf jours pendant lesquels les clubs se montrent
L’opération se tient du 5 au 13 septembre 2026, week-end compris de part et d’autre. Les structures participantes annoncent des portes ouvertes, des initiations, des promenades, des animations, des visites d’installations et des découvertes de disciplines. Plusieurs journées thématiques sont prévues au fil de la semaine, notamment autour de l’équitation scolaire, de la médiation par le cheval, de l’équicoaching et des métiers de l’équitation.
Un point à comprendre avant de se déplacer : il n’existe aucun programme national, aucun horaire commun et aucun tarif commun. La fédération met à disposition une carte interactive en accès libre, où chaque établissement inscrit son propre rendez-vous, et invite le public à contacter directement la structure pour connaître son programme. Au 27 août, plus de six cents rendez-vous étaient déjà répertoriés sur cette carte, et le chiffre continue de monter à mesure que les clubs s’inscrivent.
Autrement dit, les Journées du cheval ne sont pas un événement : ce sont des centaines d’événements locaux qui portent le même nom la même semaine. Gratuité, durée, âge minimum, réservation obligatoire ou non : tout cela se décide club par club. Un coup de téléphone la veille évite de faire trente kilomètres pour une séance déjà complète. Notre fiche de l’opération reprend le détail de ce qui est officiellement annoncé.
Pourquoi la rentrée est le seul moment où l’on peut comparer
Dans la plupart des structures, l’équitation ne s’achète pas à la séance mais à l’année, ou au trimestre. Les créneaux du mercredi et du samedi matin, ceux que veulent toutes les familles, sont attribués en septembre et ne se libèrent plus ensuite. Une fois le forfait payé, changer d’avis coûte cher.
La saison sportive fédérale bascule au même moment : elle court du 1er septembre au 31 août, et la licence suit exactement ce calendrier. C’est ce qui fait de cette quinzaine un point de décision, pas une simple promenade de septembre. Nous avons détaillé ce que la licence couvre réellement, et ce qu’elle ne couvre pas, dans notre article sur la bascule du 31 août.
La bonne nouvelle, c’est que la période joue en votre faveur. En septembre, un club a besoin de remplir ses reprises. Il répond aux questions, il montre ses installations, il vous laisse assister à un cours. En janvier, la même demande passe pour une lubie.
Sur quoi on juge un club en une seule visite
- L’état des chevaux et des poneys. Ni côtes saillantes, ni bedaine molle sur des membres fins. Un poil propre, des sabots parés récemment, aucune plaie ni zone de poils usés à l’emplacement de la sangle, du passage de têtière ou des commissures des lèvres.
- Le nombre de cavaliers par enseignant. Comptez les cavaliers dans le manège pendant que vous visitez. Au-delà de huit à dix débutants pour un enseignant, personne ne peut corriger une position ni intervenir vite en cas de problème.
- La qualification affichée. Un enseignant rémunéré doit détenir un diplôme d’État et sa carte professionnelle. Les diplômes et l’agrément de l’établissement s’affichent en général dans l’accueil. S’ils ne sont nulle part, la question se pose calmement.
- Le matériel de prêt. Regardez les casques que l’on prête aux enfants : coque non fêlée, jugulaire complète, taille réglable, norme européenne lisible à l’intérieur. Regardez aussi les sangles, les étrivières et les tapis. Du cuir sec et craquelé sur du matériel de club, c’est un budget entretien qui n’existe pas.
- Les sols et les clôtures. Un sol de carrière ni bétonné ni profond au point que les chevaux s’y enfoncent, des clôtures sans fil barbelé, des portails qui ferment, une trousse de secours visible et un téléphone accessible.
- La transparence du tarif. Demandez combien de séances contient le forfait annuel, ce qui se passe pendant les vacances scolaires, si la licence et l’adhésion au club sont incluses, et ce qu’il advient de la somme si votre enfant se blesse en novembre. Une réponse précise et écrite est un très bon signe.
- Le label et l’adhésion fédérale. Poney Club de France, Cheval Club de France, École Française d’Équitation : ces mentions correspondent à des cahiers des charges. Nous en avons fait le tour dans notre guide des labels fédéraux.
- La façon dont on parle aux cavaliers. Écoutez une reprise depuis le bord du manège pendant cinq minutes. Un enseignant qui nomme ses élèves, qui explique au lieu d’aboyer, et des cavaliers qui pansent et dessellent eux-mêmes leur poney : c’est l’indicateur le plus fiable, et le seul qui ne se maquille pas pour des portes ouvertes.
Les chevaux parlent avant l’enseignant
Un cheval de club travaille beaucoup, souvent plusieurs heures par jour, avec des cavaliers qui apprennent encore à s’asseoir. Ce n’est pas un problème en soi : c’est un métier, et un bon cheval de club vaut de l’or. Le problème commence quand rien ne compense cette charge.
Les signaux qui doivent alerter sont visibles sans aucune compétence technique. Un cheval qui recule au fond de son box quand on approche, des oreilles couchées au moment du sanglage, des chevaux qui ne sortent jamais au pré ou au paddock, des boiteries visibles au pas sur le sol dur, des dos creusés chez plusieurs chevaux du même effectif. À l’inverse, des animaux qui viennent à la porte du box, qui broutent en groupe l’après-midi, qui sont pansés par des enfants sans que personne ne se crispe, cela raconte une écurie qui va bien.
Demandez aussi combien d’heures un poney travaille dans la journée et s’il tourne avec d’autres. On peut poser la question simplement : combien de reprises fait Câlin aujourd’hui. La réponse, et surtout la tête que fait la personne qui répond, valent tous les dépliants.
Le tarif annoncé n’est presque jamais le tarif payé
Le chiffre affiché à l’entrée est celui du forfait de cours. Il faut y ajouter la licence fédérale, l’adhésion au club quand elle existe, l’équipement personnel, les stages de vacances si vous en prenez, les passages de Galops et parfois les frais d’engagement en concours. C’est cette addition qui décide si l’activité tient dans le budget de la famille en février, pas le prix du forfait.
Nous avons chiffré séparément le prix d’une séance et le coût d’une année complète, avec les écarts considérables d’une région à l’autre. Deux clubs situés à vingt kilomètres l’un de l’autre peuvent afficher des différences de plusieurs centaines d’euros pour un service comparable, et l’inverse est vrai aussi : le moins cher n’est pas toujours celui qui coûte le moins cher à l’arrivée, si le forfait exclut la moitié des vacances scolaires.
Un dernier point que peu de gens pensent à demander : la politique de rattrapage. Un enfant malade trois mercredis de suite, cela arrive tous les hivers. Certains clubs proposent un créneau de remplacement, d’autres non. Cela se dit en septembre, pas en janvier.
Essayer avant de prendre une licence, c’est prévu
Beaucoup de familles croient qu’il faut être licencié pour monter à cheval une première fois. Ce n’est pas le cas. Le contrat d’assurance souscrit par la fédération pour ses établissements adhérents prévoit une couverture pour les personnes non licenciées lors d’une découverte encadrée, dans une limite de temps courte, précisément pour rendre possible ce type de séance d’essai. Il existe par ailleurs une formule de licence temporaire, pensée pour les stages et les périodes de découverte.
La question à poser au club est donc simple et légitime : cette séance de découverte est-elle couverte, et sous quel régime. Un établissement sérieux répond en trois phrases. Le détail des formules, des numéros de licence et de ce qu’ils conditionnent est réuni dans notre dossier sur la licence, le compte SIF et les concours, et les garanties elles-mêmes sont décrites dans notre page assurances du cavalier.
Ce qu’il ne faut surtout pas acheter avant la première séance
La tentation de rentrer d’une porte ouverte avec une tenue complète est réelle, et c’est la meilleure façon de dépenser deux cents euros pour rien. Presque tous les clubs prêtent un casque et une bombe pour les séances de découverte, et un jean solide avec des chaussures fermées à petit talon suffit pour commencer.
Un seul achat mérite d’être fait tôt, et c’est le casque. C’est l’équipement qui ne se partage pas bien, qui doit être à la taille exacte de la tête et qui se remplace après tout choc, même sans trace visible. Nous avons comparé les modèles et expliqué les normes dans notre dossier casque d’équitation. Le reste peut attendre le premier trimestre, quand on saura si la passion tient.
L’enfant qui redescend de poney vous dira l’essentiel
Une séance de découverte dure rarement plus de trente minutes, et une partie se passe à pied. C’est normal, et c’est même bon signe : brosser, curer les pieds, mettre le filet, ramener le poney, cela fait partie de l’équitation autant que le trot.
Observez le retour. Un enfant qui parle du poney par son nom, qui veut savoir quand il revient, qui raconte ce qu’il a fait plutôt que ce qu’on lui a dit, a rencontré quelque chose. Un enfant qui a eu peur, à qui l’on a crié dessus, ou que l’on a laissé quinze minutes debout à attendre son tour au milieu du manège, vous donne aussi une information, et elle vaut pour tout le club. Si plusieurs disciplines sont proposées pendant la semaine, faites-en essayer deux : notre panorama des sports équestres et notre dossier poney aident à voir ce qui existe derrière le mot équitation.
Comment trouver un rendez-vous près de chez vous
Deux chemins se complètent. La carte interactive de l’opération recense les structures qui ont déclaré un rendez-vous pour ces neuf jours. Et pour tout le reste de l’année, notre annuaire équestre référence les établissements par commune, avec leurs activités, ce qui permet de préparer une visite et de comparer avant de se déplacer. Notre guide des centres équestres et pensions explique ce qui distingue un poney-club d’une écurie de propriétaires, deux structures qui n’ont ni le même métier ni le même public.
Un conseil de méthode pour finir : visitez deux clubs, pas un. Le deuxième vous apprend ce que vous n’aviez pas vu dans le premier, et il coûte une heure.
Ce qui ne se négocie pas, même pour un baptême de dix minutes
- Un casque, attaché, pour toute personne qui monte, quel que soit son âge et quelle que soit la durée.
- Un encadrement par une personne diplômée, dans un établissement déclaré, avec une assurance en responsabilité civile.
- Jamais deux enfants sur le même poney, jamais un enfant tenu à bout de bras sur un cheval par un adulte à pied qui n’a pas la main sur la longe.
- Des chaussures fermées avec un petit talon, et rien qui pende autour du cou.
- Personne ne passe derrière un cheval sans lui parler et sans que quelqu’un le tienne.
- Si quelque chose vous met mal à l’aise pendant la visite, vous n’avez rien à justifier : vous partez et vous allez voir ailleurs.
À retenir
- Les Journées du cheval 2026 se tiennent du samedi 5 au dimanche 13 septembre, sur neuf jours, dans les structures qui s’inscrivent volontairement à l’opération fédérale.
- Il n’y a ni programme national, ni horaires communs, ni tarif commun : chaque club fixe son propre accueil, et l’appeler la veille reste indispensable.
- Plus de six cents rendez-vous étaient déjà répertoriés fin août sur la carte de l’opération, et de nouveaux clubs s’ajoutent jusqu’au dernier moment.
- La saison fédérale bascule le 1er septembre, et les forfaits de l’année se remplissent dans les deux premières semaines : c’est la période où l’on peut encore comparer.
- Huit points suffisent à juger un club sans rien connaître aux chevaux : l’état des équidés, le nombre de cavaliers par enseignant, les diplômes affichés, le matériel de prêt, les sols et clôtures, la clarté du tarif annuel, les labels, et la façon dont on parle aux élèves.
- Le prix du forfait n’est pas le prix de l’année : licence, adhésion, équipement, stages et passages de Galops s’y ajoutent.
- Une séance de découverte encadrée est prévue par le dispositif fédéral sans licence à l’année, dans une limite de temps courte, et une formule temporaire existe pour prolonger l’essai.
- N’achetez rien avant la première séance, sauf éventuellement un casque à la bonne taille.
Quel club se trouve à moins de vingt minutes de chez vous
Centres équestres, poney-clubs, écuries de propriétaires et pensions, commune par commune, avec les activités proposées : préparez votre visite avant de prendre la route.
Et si le cavalier de la famille, c’est vous, la question des diplômes se pose vite : le programme des Galops, ce qui est demandé à chaque niveau et la manière dont ils se cumulent d’un club à l’autre sont réunis dans notre dossier Galops.
Sources consultées le 27 août 2026 : page officielle des Journées du cheval de la Fédération française d’équitation, dates, intitulés des activités, journées thématiques et carte interactive des rendez-vous ; notice d’information des contrats d’assurance des licenciés de la FFE pour les conditions de la découverte encadrée et de la licence temporaire ; définition de la saison sportive publiée par l’Institut français du cheval et de l’équitation. Equirider n’est affilié à aucune fédération, et les tarifs comme les programmes relèvent de chaque établissement.
Pour aller plus loin : quiz cheval et concours équestres
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