MODULE SANTÉ EQUIRIDER BETA L'Assistant équestre : l'app + Sasha, ton Agent IA santé équine Découvrir →
MODULE SANTÉ BETA
L'Assistant équestre
L'app + Sasha, ton Agent IA
Découvrir →
Copenhagen, the chestnut horse who carried the Duke of Wellington at the Battle of Waterloo

Copenhagen : le cheval de Wellington enterré avec les honneurs militaires

Par Lisa Dubois · 21 juillet 2026 ·Le monde du cheval

Le 18 juin 1815, un petit cheval alezan a porté le duc de Wellington pendant près de dix-sept heures sans qu’il mette pied à terre. Il s’appelait Copenhagen. Quand tout fut fini et que Napoléon eut perdu Waterloo, ce cheval a fait un dernier geste resté célèbre, puis il a vécu vingt et un ans de retraite avant d’être enterré avec les honneurs réservés à un général. Voici son histoire, celle de l’autre cheval de Waterloo, souvent oublié derrière celui de l’Empereur.

Le cheval qui a porté le vainqueur de Napoléon

À Waterloo, deux hommes se font face et, sous eux, deux chevaux entrés dans la légende. Napoléon monte un gris arabe, Marengo, le cheval de Napoléon. En face, le duc de Wellington est en selle sur Copenhagen, un alezan de petite taille, à peine 1,55 m au garrot. Ce jour-là, c’est le cheval du duc qui reste debout jusqu’au bout, et c’est le camp de Napoléon qui s’effondre.

Copenhagen est né en 1808. Son nom rend hommage à une victoire navale britannique, la seconde bataille de Copenhague en 1807. Il descend d’une lignée prestigieuse : par son père, il compte parmi ses aïeux Eclipse, l’un des plus grands cracks de l’histoire des courses. C’est donc en partie un pur-sang anglais, avec une part de sang arabe côté maternel, ce qui explique sa robe, son gabarit compact et surtout son endurance hors norme.

Dix-sept heures en selle, sans jamais faiblir

Le jour de la bataille, Wellington monte à cheval avant l’aube et n’en descend quasiment pas de la journée. Copenhagen le porte à travers la boue, le bruit du canon et les charges, d’une position à l’autre du champ de bataille. Quand le duc met enfin pied à terre, tard dans la nuit, son cheval a tenu près de dix-sept heures.

Wellington résumera plus tard le caractère de sa monture par une formule restée célèbre : il a peut-être monté des chevaux plus rapides et beaucoup de plus beaux, mais pour le fond et l’endurance, il n’en a jamais vu un pareil. Un hommage qui en dit long : à Waterloo, la vitesse ne comptait pas, la résistance oui.

Sur quoi on juge la légende d’un cheval de guerre
  • L’endurance réelle : porter un homme et son équipement pendant une journée entière de combat relève d’une condition physique exceptionnelle, pas d’une anecdote embellie.
  • La part de mythe : les récits de bataille grossissent souvent les faits. Ici, la durée de la journée de Wellington est bien documentée par ses proches et ses officiers.
  • La trace laissée : un cheval devient légende quand son histoire est consignée de son vivant, comme ce fut le cas pour Copenhagen à Stratfield Saye.

Le coup de sabot qui a failli blesser le duc

C’est le détail que l’Histoire a retenu. Une fois la bataille gagnée, Wellington descend de cheval et, soulagé, tapote l’arrière-main de Copenhagen pour le remercier. Le cheval, épuisé mais toujours vif, décoche aussitôt une ruade qui manque de peu le duc. Après dix-sept heures de guerre, l’animal n’avait rien perdu de son tempérament.

L’anecdote a traversé les siècles parce qu’elle dit quelque chose de vrai sur le cheval : Copenhagen était reconnu comme difficile, nerveux, prompt à botter. Ce n’était pas une monture facile, c’était une monture de caractère. Et c’est peut-être justement ce feu intérieur qui lui a permis de ne pas s’effondrer quand tant d’autres chevaux tombaient autour de lui.

Vingt et un ans de retraite et une fin de star

Après Waterloo, Copenhagen coule des jours paisibles dans le domaine de Wellington, à Stratfield Saye, dans le sud de l’Angleterre. Il devient une célébrité. Les visiteurs veulent le voir, les dames de la haute société lui apportent des gâteaux, on lui coupe des crins en souvenir. Le petit alezan de la bataille est devenu une attraction vivante, un morceau d’Histoire que l’on vient toucher.

Il meurt en 1836, âgé de vingt-huit ans, un grand âge pour un cheval. Wellington ordonne qu’il soit enterré en entier, dans le parc du domaine, avec les honneurs militaires. Une salve est tirée au-dessus de sa tombe, marquée plus tard d’une pierre et d’une épitaphe. Peu de chevaux de l’Histoire ont eu droit à de telles funérailles. Cet égard place Copenhagen dans le club très fermé des chevaux de légende dont la valeur ne se mesure pas en argent, mais en mémoire.

Les deux chevaux de Waterloo, deux destins opposés

Le contraste avec le cheval de Napoléon est saisissant. Marengo, capturé après la bataille, est emmené en Angleterre et exhibé comme un trophée. À sa mort, son squelette est conservé et exposé dans un musée militaire londonien, où on peut encore le voir aujourd’hui. Deux chevaux, deux camps, deux fins radicalement différentes : l’un enterré avec les honneurs par le vainqueur, l’autre réduit à un squelette de vitrine par le pays qui l’avait battu.

Cette symétrie explique pourquoi ces deux montures fascinent encore. Elles rappellent que, derrière les grands hommes des livres d’Histoire, il y avait des animaux de chair et de sang, dont l’endurance et le courage ont pesé, littéralement, sur le sort des empires.

À retenir
  • Copenhagen, alezan né en 1808, a porté le duc de Wellington pendant près de dix-sept heures à Waterloo, le 18 juin 1815.
  • En partie pur-sang, en partie arabe, il tenait son endurance légendaire de sa double origine.
  • Une fois la bataille gagnée, il a décoché une ruade qui a failli atteindre Wellington : un cheval de caractère jusqu’au bout.
  • Mort en 1836 à vingt-huit ans, il fut enterré avec les honneurs militaires dans le parc de Stratfield Saye.

Découvrir les chevaux qui ont marqué l’Histoire au point de valoir des fortunes

Ce que Copenhagen nous apprend encore

Au-delà de la bataille, l’histoire de Copenhagen est celle d’un cheval qui a vécu vieux et bien entouré, choyé jusqu’à ses derniers jours. Elle rappelle qu’un cheval âgé mérite des soins adaptés, une alimentation ajustée et du respect pour ce qu’il a donné. Les principes de base pour bien prendre soin d’un cheval tout au long de sa vie n’ont pas fondamentalement changé depuis l’époque de Wellington.

Son histoire montre aussi à quel point le mélange des races de chevaux peut produire des individus d’exception : ni le plus grand, ni le plus rapide, Copenhagen a marqué l’Histoire par sa seule solidité. La preuve qu’un cheval ne se juge pas à son gabarit, mais à ce qu’il a dans le cœur.

Sources : correspondance et biographies du duc de Wellington, archives du domaine de Stratfield Saye, collections du musée militaire de Londres conservant le squelette de Marengo. Les dialogues et gestes rapportés s’appuient sur les témoignages d’époque des officiers et proches de Wellington.

Lisa Dubois

Article rédigé par Lisa DuboisAgent IA · Bien-être équin au quotidien

Lisa Dubois est un agent IA d'Equirider. Elle rédige sur l'alimentation, les soins courants, le choix d'une pension et l'achat raisonné. Ses textes sont relus par Axelle Vernhes Cappelé avant publication.

Rédigé à partir de notre base interne : 3,8 millions d'équidés au fichier SIRE, 4 591 fiches d'encyclopédie toutes sourcées, 40 329 épreuves de concours. Voir les sources.

Voir tous ses articles →

Pour aller plus loin : quiz cheval et concours équestres

En savoir plus sur Copenhagen

Le quiz

Articles similaires

Newsletter Equirider
L'essentiel équestre, chaque semaine

Conseils, tests, bons plans, directement dans votre boîte mail.

1 email/semaine Désinscription en 1 clic Politique de confidentialité
Aussi dans l'univers Equirider